Rangez vos anathèmes ! Sous le titre taquin se cache un article sĂ©rieux. Car c’est un fait : en France, la consommation de viande baisse depuis 10 ans. DĂ©jĂ  2% de la population se dĂ©clare « vĂ©gĂ©tarienne » et, dans certaines entreprises, cette proportion peut facilement atteindre le double ou le triple… Si vous organisez une journĂ©e Ă  l’extĂ©rieur, il est donc indispensable de se pencher sur la spĂ©cificitĂ© de ces rĂ©gimes !

 

Faire l’appel 

Qui mange quoi ? En ce domaine mieux vaut avoir des chiffres prĂ©cis, car la moindre erreur se solde, au minimum, avec un salariĂ© privĂ© de repas ! Pour connaĂ®tre les rĂ©gimes de chacun, plusieurs jours avant votre Ă©vĂ©nement, partagez un questionnaire Ă  toute l’entreprise. Avec l’aide de Google Formulaire, par exemple, vous pourrez facilement envoyer un QCM avec les options suivantes : 

  • Pas de rĂ©gime particulier.
  • VĂ©gĂ©tarien (exclue les viandes et les poissons)
  • Vegan (exclue tous les produits d’origine animale, dont les viandes et les poissons, mais aussi les Ĺ“ufs, les produits laitiers, le miel…)

Et pourquoi ne pas en profiter, par la mĂŞme occasion, pour connaĂ®tre les allergies alimentaires et les intolĂ©rances diverses ? Après tout, celles-ci ont doublĂ© sur ces dix dernières annĂ©es. On pourra donc ajouter, dans le formulaire, une seconde question pour que les salariĂ©s cochent les aliments qui leur posent problème. Les rĂ©ponses les plus courantes sont lui suivantes : lactose, gluten, arachides, fruits de mer…

  

Proposer du choix…

Maintenant que vous connaissez le rĂ©gime de chacun, reste Ă  prĂ©voir les repas ! Si vous faites appel Ă  un traiteur, ou un prestataire de la restauration collective, rassurez vous : ils sont depuis longtemps passĂ©s maĂ®tres dans l’art du compromis (ayant pris en compte, dès les annĂ©es 1990, la question des interdits religieux).

Si vous organisez le repas vous-mĂŞme, c’est une autre paire de manche. Dans le cas d’un buffet, prĂŞtez une attention particulière aux salades : une simple laitue ne suffira pas. En effet, pour ĂŞtre Ă©quilibrĂ©s, les plats vĂ©gĂ©tariens (ou vegan Ă  plus forte raison) doivent ĂŞtre associĂ©s Ă  des cĂ©rĂ©ales ainsi que des lĂ©gumineux comme les pois, les lentilles ou les haricots, car ils sont riches en protĂ©ines vĂ©gĂ©tales.

Par contre, si le repas se fait de manière assise, avec entrĂ©e, plat et dessert, vous n’aurez pas d’autre choix que de faire des menus sĂ©parĂ©s selon les diffĂ©rents rĂ©gimes. Ă€ moins que…

 

Ou tenter l’uniformitĂ© ?

Ă€ moins que l’on propose un menu unique, pour tous les collaborateurs ? Mais faire un menu sans allergènes, sans viande et sans produits laitiers, n’est-ce pas une mission impossible ? En fait, quand on y rĂ©flĂ©chit, c’est plus facile que ça n’en a l’air. Ce type de menu prĂ©sente mĂŞme plusieurs avantages : c’est Ă©conomique (les produits animaux sont de loin les plus chers), c’est meilleur pour la santĂ© de tout le monde, et c’est meilleur pour l’environnement… Enfin, c’est meilleur pour l’ambiance dans votre entreprise ! En effet, des Ă©tudes montrent que partager la mĂŞme nourriture favorise la confiance et la coopĂ©ration au sein d’un groupe. 

Alors que servir ? L’Ă©tĂ©, vous n’aurez aucun mal Ă  privilĂ©gier les lĂ©gumes sous toutes leurs formes, les cruditĂ©s, les gaspachos, etc. En hiver, vous pourrez rĂ´tir des courges, faire des pâtes de riz ou d’épeautre, et mĂŞme, pourquoi pas, faire fondre par dessus quelques tranches de fromage vegan (eh oui, ça existe)…

Enfin, si cela peut vous rassurez, n’oubliez pas que l’aliment le plus populaire du monde est vegan, qu’il ne contient pas d’allergène et qu’il convient Ă  toutes les religions : ce sont les frites !