Comment survivre au travail quand il fait plus de 30° ?

Comment survivre au travail quand il fait plus de 30° ?

La canicule est un champ de mines ! Soldat, prends garde : avance à l’ombre, économise tes forces, et si tu dois transpirer, fais-le, mais avec tact et retenue… Surtout, lis bien ce guide. Ta survie en dépend.

À la guerre comme au travail

“Portez des vêtements de couleur claire. Mangez en fractionné. Buvez un verre d’eau toutes les quinze minutes, même si vous n’avez pas soif…”Ces conseils paraissent extrêmes ? Ils sont pourtant extraits du très sérieux Plan Canicule, consultable sur le site du gouvernement.Il faut dire que le sujet, depuis 2003, ne fait plus rire. On sait dorénavant que les accidents du travail se multiplient pendant les fortes chaleurs, avec des résultats parfois dramatiques sur les chantiers ou les métiers dangereux.

Les risques sont moindres pour les salariés de bureaux. Il n’empêche : les employeurs ont des responsabilités. Au delà de 33°, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) affirme que le travail doit être “adapté en conséquences”. Au delà de 34°, la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) préconise carrément “l’évacuation des bureaux”. Sauve qui peut !

Conseils pratiques

Alors, quand le thermomètre s’affole, comment garder son calme ?On peut mettre à disposition des boissons, des infusions froides (menthe-agrumes-concombre, c’est efficace), ou même des glaces, pour rendre la chaleur plus supportable… Il est recommandé d’éteindre tous les appareils électriques quand ils ne sont pas utiles. Et si les brumisateurs sont très utiles, évitez par contre les ventilateurs : au delà de 32°, ils sont contre-productifs et ne font qu’augmenter la sensation de chaleur.

Quand le thermomètre s’affole, il faut garder la tête froide...
Quand le thermomètre s’affole, il faut garder la tête froide…

Au delà des mesurettes, il est recommandé d’aménager le temps de travail, en concentrant les tâches difficiles et les réunions sur la matinée, tout en accordant plus de pauses pendant la journée.C’est frustrant, mais inévitable : comme la cire ou le beurre, la productivité fond au soleil. À titre d’exemple, l’Etat français considère que la canicule de 2003 lui a coûté plus de 15 milliards d’euros. L’OMS, quant-à-elle, estime que le réchauffement climatique coûtera globalement, chaque année, 2000 milliards de dollars à partir de 2030.

Solution radicale : ne plus travailler du tout

Cette idée semble saugrenue ? Pourtant, elle nous vient d’Allemagne – pays bien connu pour son sens pratique.C’est la loi qui le dit : au delà de 27° sur le lieu de travail, la journée ne doit pas dépasser 6 heures ; au delà de 29°, celle-ci se réduit à 4 heures ; et si, par extraordinaire, la température dépasse les 35°, les salariés sont simplement invités à rentrer chez-eux.

Une telle réglementation n’existe pas en France. Pour autant, il existe un droit de retrait. Pour l’exercer, le salarié doit avoir “un motif raisonnable de penser que la situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé.” Autant dire que la situation n’est pas courante…

Benjamin Stock

Rédacteur chez Kactus depuis juillet 2018.

L'insouciance... Mais bientôt...
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